Tout commence en 1967, année où par l'intermédiaire du Père Pierre Chabrier, quelques familles portugaises ont commencé à se réunir afin de réfléchir aux problèmes des immigrés et à l'avenir de leurs enfants. Cette réflexion s'est immédiatement portée sur la nécessité d'enseigner la langue portugaise aux enfants. A partir de ce constat, il fallait trouver quelqu'un susceptible d'enseigner. Dans cette communauté, personne n'en avait la capacité. Par connaissance, nous nous sommes rendus aux universités de Paris à la rencontre d'étudiants, qui étaient là dans le cadrede leurs études. C'est ainsi que les cours de portugaispour enfants ont débuté à Bezons.Dans le même temps, il était nécessaire de trouver un local pouvant accueillir les enfants, ce qui n'était pas simple. Le premier local nous a été prêté par la Paroisse de Bezons. Ce n'est que dans les années 1973/1974 qu'ont commencé à surgir, dans la communauté portugaise, des jeunes plus ou moins organisés en groupe musicaux.
Après quelques difficultés rencontrées, la Mairie a accepté de mettre à notre disposition des locaux.
Entre-temps, nous avons eu connaissance qu'une association avait été créée à Paris. Nous avons pris contact et finalement nous nous sommes unis à elle, fonctionnant comme section.
Les responsables devaient être français. Du fait que nous avions des Français au sein de notre groupe qui s'arrangeaient entre eux pour dispenser les cours de français pour adultes, il n'a pas été
difficile de trouver des responsables officiels pour continuer nos activités.
Nous souhaitions aussi que notre langue soit enseignée pendant les horaires scolaires, à savoir intégrée dans l'enseignement officiel français du primaire au secondaire. A Bezons, pendant de nombreuses années, la lutte a été très intense auprès de tous les organismes liés à l'enseignement.
Après s'être battue pour obtenir le droit à l'apprentissage du portugais dans l'enseignement français, en 1979 a débuté l'enseignement de la langue au collège Gabriel Péri, avec environ quarante candidats, suivi de divers collèges de la région :
Ce résultat est dû à la ténacité d'un groupe qui n'a jamais baissé les bras.
Houilles, Sartrouville, Franconville, et au lycée Evariste Gallois de Sartrouville.
Cependant en 1974, le responsable de la section s'est retiré de la présidence. En ce moment difficile où nous pensions être couverts par l'association qui avait été créée à Paris, celle-ci
s'est retirée sans aucunement se préoccuper de la situation.
Lors d'une réunion, nous nous sommes chargés d'étudier la façon de créer une association autonome. Entre diverses propositions, il a été accepté, à l'unanimité, de donner à l'association le nom de « Amicale des Travailleurs Sans Frontières » (A.T.S.F) La publication au Journal Officiel s'est faite le 27 mars 1975. Cette situation a permis de développer plus largement nos activités.

